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CorbiTrip

CorbiTrip

Mes tribulations autour du monde (bon ça se limite à l’Amérique du nord pour le moment mais qui sait un jour ...)

Publié le par corbitrip

Après des kilomètres et des kilomètres monotone. Les paysages reprennent du relief et de la magnificence. Quatre jours que je suis sur la route à dormir dans la voiture. Le besoin de se dégourdir les jambes se fait sentir. Des panneaux de chemin de randonnée refont leur apparition. J'en vois un qui me parait prometteur le bord de la Nipigon river. M'y arrête. Trail de 9 km jusqu'à Red Rock. Ca fait 18 km aller-retour. L'après-midi est déjà commencé. Je n'aurais pas le temps de tout faire mais "let's go".

Le chemin longe la rivière. C'est pas mal beau tout ça.

Nipigon : La randonné de la muerte
Nipigon : La randonné de la muerteNipigon : La randonné de la muerteNipigon : La randonné de la muerte

Il se poursuit au grès des informations disposés à l'intention des randonneurs. Et au détour d'un sentier une petite surprise m'attend.

Nipigon : La randonné de la muerteNipigon : La randonné de la muerte

On ne va pas se priver. Des bonnes framboises sauvages. Que demander de plus pour reprendre des forces. C'est pas que la randonnée à été dure jusqu'ici mais s'est toujours ça de prit.

Le sentier se poursuit le long de la rivière avant de s'enfoncer dans la foret. Je l'arpente un moment, qui commence à se prolonger, au point de me demander s'il ne serait pas temps de faire demi-tour. La forêt est somme toutes banals. Le chemin se fait boueux. Et il faut penser que tout le chemin que je fais dans un sens il faudra le refaire dans l'autre. Mais aussi qu'il faut que je trouve une place ou dormir ce soir. Mais la présence sur le plan de la randonnée d'un point marqué "nid d'aigle" me fait poursuivre la route.

Je continue donc encore et encore. Jusqu'à ce que la route s'élève. Un peu pour commencer. Plus abruptement par la suite. Au point que des cordes de ligne de vie on été installé. Je monte et je monte encore. Je pense être arrivé quand devant moi ...

Nipigon : La randonné de la muerteNipigon : La randonné de la muerte

... deux escaliers abruptes se dressent.

- "OK. Vous le prenez comme ça. Tant que ça monte je monte, mais dès que ça descend c'est demi-tour. Tout ce que je descend, je devrai le remonter. Je vais pas me faire avoir."

Oui ! ... je me parle à moi même. Après 5 jours presque tout seul c'est des choses qui arrivent. Je n'appelle pas encore Vendredi des objets inanimés. Tout n'est pas tout perdu.

Les escaliers passés, la fin de l’ascension s'annonce. Et bas non ! Toujours des pentes abruptes. Encore des pentes abruptes.

- "Ca va jamais se finir cette blague."

Mais je continue. Je prend de plus en plus de hauteur. Les arbres bloquent la vue mais le peu que je vois vaux le coup d’œil.

Ça y est le chemin redevient plat.

- "C'est une blague. C'est ça le point de vue. Y a pas moyen que je me sois fait ch... pour ça. Je continue un peu"

Et bien m'en a pris quand ...

Nipigon : La randonné de la muerte

... la vue qui me sauta au visage décontenança tous mes sens.

La nature, pour me récompenser de mes efforts et de ma persévérance m'offrit un autre cadeau. Un champs de bleuet.

Nipigon : La randonné de la muerteNipigon : La randonné de la muerte

Il ne reste plus qu'à célébrer tout ça.

Nipigon : La randonné de la muerteNipigon : La randonné de la muerteNipigon : La randonné de la muerte

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